Lundi 1 septembre 2008
1
01
/09
/Sep
/2008
10:38
Chers lecteurs
Voici venir la fin de notre aventure. Je vous laisse la découvrir.
(Par contre je tiens aussi a mentionner que je ne me sis pas relue, donc ça risque de faire mal orthographiuement parlant. Pour les bléssés, dirigez vous sur la gauche et suivez le panneau qui
indique une croix...)
C’est alors que quelqu’un frappa à la porte.
Ne levâmes tous la tête tandis que je répondais « entrez ». Un homme immense ouvrit la porte. « Sarah Conor ? » Je répondis que c’était à côté. La porte se referma. Finalement, nous étions toujours
coincés là, à ne pas savoir comment sortir. Je repensais aux paroles d’Olpex Retard. « Quoi que vous fassiez, vous ne changerez pas la face du monde. »
Nous cherchâmes divers moyen de nous en tirer. Nous fimes les cents pas sur la moquette rose. Puis, je me rendis compte que la porte était passé du haut du mur à à plat sur le sol. En même temps,
en levant la tête, je vis Princesse Vendredi qui faisait elle aussi les cent pas sur la moquette rose au dessus de ma moi,sans que cela ne semble avoir de répercussion gravitationnelle sur elle. Ou
plutôt, sa gravité semblait différente de la mienne. Sur le mur à ma gauche, Hermaphrodite Mercredisiaque s’était assise et affichait l’air de quelqu’un que l’ennui dépite. Je m’approchais de
Marditien Militant accroupi près de la porte. De près, j’observais les pierreries et autres incrustations. Ce qui m’avait semblé être un trio de vagues superposées m’apparu, tandis que je me tenais
du coté des gonds, comme le chiffre 333.
Être proches de la porte ne nous aidait pas pour autant à l’ouvrir. Je décidais donc de lancer un appel au QG de la rédaction. Je sortis Chamallow et la connexion s’établoit avec les Habitants. Je
leurs demandait de me passer les bureaux de la rédaction du daily, à quoi ils consentirent aimablement. Je branchais le son. « Y39, Y39, tu m’entend ? »Une série de son électroniques me répondit
par l’affirmative. « Y39, dévérouille la porte 3 du niveau 33de l’arc en ciel s’il te plais. » Dziiii, répondit Y39 à travers mon ordinateur. Un claquement se fit entendre et la porte s’ouvrit à la
volée, comme si le battant tombait (ce qui était en fait le cas tout compte fait…) Nous passames tous au travers.
La porte était à présent à la verticale derrière nous. Nous marchions sur une étendue brûmeuse et rose. Des poissons rouges et des têtards nageaient dans l’air qui nous
entourait. Nous avançâmes. De temps en temps, une plaque semblable à celles qui indiquent les rues, dressé sur un poteau de fer forgé, indiquait « #ff99cc » Nous arrivâmes à ce qui semblait être le
rebord de la brume sur laquelle nous marchions. Je me baissait et regardait en dessous. Un brusque coup de vent fouetta mes cheveux et j’apperçus en dessous un boulevard . Des voitures en quantité
indénombrable (il faut donc utiliser la somme) circulaient sur l’axe droit et large. Je reconnu sans peine les batiments qui le bordaient, ainsi que les rues qui en partaient. J‘identifiais avec
une facilité de connaisseuse plus qu’expérimentée l’immeuble au style ancien qui prennait l’angle créé par les croisements de branches. Je reconnus les rideaux qu’avait cousu Hermaphrodite
Mercredisiaque du temps où nous venions d’acquérir les locaux. Les bureaux de la rédaction. Home, sweet home. J’avançais un pied dans le vide, et je pus facilement le superposer sur l’image que
j’avais de l’immeuble. Il était à notre portée. Je continuais d’avancer le pied pour le poser devant la porte d’entrée, et à mesure que je descendait dans sa direction, il prennait l’échelle
adéquate. J’amenais mon deuxième pied. Les autres firent de même. Nous nous retrouvâmes tous devant l’immense porte de fer et de verre. J’entrais, suivie de Marditien Militant, suivit
d’Hermaphrodite Mercredisiaque, suivie du Chroniqueur du Jedi, suivit de Princesse Vendredi. Je proposais une bonne tasse de thé et/ou café, et me tournais vers Chroniqueur du Jedi.
- Mais où était tu donc pendant tout ce temps ? demandai-je.
- J’étais entre Hermaphrodite Mercredisiaque et Princesse Vendredi, comme d’habitude.
La réponse me parut évidente. Je crois que nous nous sentîmes tous un peu bêtes d’être partis en expédition pour retrouver quelqu’un qui n’avait pas disparu.
Un lecteur entra. Je le reconnus immédiatement. Ces vêtements de cuir noir, ce sourir un peu carnassier…
-Je m’appelle Œnos, dit-il.
Chroniquer du Jedi pâlit. « Toi ! » s’exclma-t-il. Œnos tenait quelque chose dans sa main. Je penchais la tête de coté pour voir de quoi il s’agissait tandis qu’il la levait légèrement. Une
canette. C’est alors que je compris tout. La particule de yahourt à la fraise se figea à nouveau, et je compris. Je compris que je ne changerait pas la face du monde et je compris pourquoi. Je pris
conscience d’être un pion du Destin tandis que les autres pouvaient tout renverser. Je compris que les trois dimmensions majeures de l’univers, à savoir la Réalité, le Nawak, et la Cuisine
constituaient l’équilibre ultime de celui ci. Je compris que le temps était temps et l’espace était espace, que les deux s’affrontaient en une dualité violente, mais que leur combat les unifiait,
les mettant ensemble dans le pannier « Opposants spacio-temporels », qu’ils étaient à la fois indépendant et dépendant l’un de l’autre. Je compris aussi que tout ça n’avait aucune importance.
Hermaphrodite Mercredisiaque avança d’un pas. « Œnos ? Tu es donc l’orque qu’à vu Lundi au bord du lac ! C’est toi qui lui as donné la fourchette ultime ! »
-Tu es le joueur de canette enchantée ! s’exclama Princesse Vendredi.
Je ne comprenais pas tr ès bien ce qu’il se passait. Je ne pouvais plus bougé. C’était comme si mon shampooing avait sentit la fraise. Je vis Œnos porter la canette enchantée à ses lèvres, prêt à
jouer. L’horreur s’afficha sur les visages de mes chroniqueurs, sauf Chroniqueur du Jedi qui semblait occupé à retapisser le hall d’entrée en jaune à motifs. Un son montat tandis que l’air
s’engouffrait dans la canette et que l’orque faisait pianoter ses doigts sur le métal. La musique avait une odeur de perry étranche. Puis, après avoir joué quelques instants dans notre plus grande
passivité émerveillé, le joueur de canette enchanté s’arrêtat.
…
« Voilà », dit-il simplement. Il se retourna et sortit. Voilà ? Voilà quoi ? « Hey ! Venez voir ! »s’écria Hermaphrodite Mercredisiaque. Elle venait d’ouvrir un placard à balais sans raison
particulière. Mais nous remarquâmes que le placard en question était rempli de canettes de soda. En ouvrant les autres placards à balais, nous vimes qu’ils étaient tous pleins à craquer d’un stock
de canettes. Nous en avions pour des années. Hermaphrodite commença à en boire. Princesse Vendredi alla aider à la tapisserie et Marditien Militant semblait se préparer un café d’un air perdu.
Quand à moi j’étais désapointée. Je pris un peu de tarte au citron en me demandant ce que nous allions bien pouvoir faire d’autant de soda dont nous n’avions jamais eu besoin. Au moins, je n’aurait
plus de problèmes pour savoir quoi servir à boire aux prochains invités avec qui je signerait des contrats…
Plus tard, je rendais Cerbère à son propriétaire infernal et finissait de désactiver le système de sécurité poussé que j’avait mis en place durant l’expédition.
Derniers Commentaires